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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 10:10

Previously on "Goddamned Ancestors!": Des villages bretons, des apostrophes, aucune trouvaille, une myopie anvancée et un drame se produisant subitement.

 

Après avoir relu rapidement l'acte de décès de Marie Cécile SÉVÉNO en 1803, je cherche celui de son père, décédé avant. Enfin, en théorie... puisque j'avais mal lu.

 

Je n'ai pas pu m'empêcher cette réflexion a posteriori: "Quel guignol ce Thomas!". Ceci n'est pas sans rappeller le billet de S. Boudarel en relation avec celui de Mistike sur être une truffe ou non.

 

A un moment ou à un autre, on finit par être une "truffe" pour reprendre cette heureuse expression. On néglige toujours quelque chose, on oublie un détail crucial, une pile d'archives nous tombe littéralement sur la tête, on ne comprend plus nos notes et dépouillons à nouveau le même registre... Dans ce cas, c'était une faute d'inattention.

 

Ah, je pouvais toujours le chercher ce décès de M. SÉVÉNO entre 1779 (date de naissance de son dernier enfant connu) et 1803. Dailleurs je l'ai cherché... A Crac'h de 1779 jusqu'en l'an III ainsi qu'en 1802, à St Gildas d'Auray de 1779 à 1790, à St Goustan d'Auray de 1788 à 1791, à Auray en 1802. Ca fait beaucoup de trous dans les recherches, mais la démarche était soigneusement notée et avait une cohérence... enfin je crois.

 

Finissant bien sûr par me rendre compte de mon erreur, après avoir épluché une trentaine d'années de sépultures/décès, je cherchai après 1803.

 

Dans ce cas, on se dit: "Bah, c'était une erreur de ma part, je vais trouver ce %£µ*$§ d'acte!".

Petite recherche à Crac'h de 1802 à 1852... Rien. Auray de 1802 à 1852? Rien. Il fut jardinier à Carnac aussi, peut-être là-bas de 1802 à 1852? Non plus. Bon j'ai trouvé à Carnac une soeur de Marie Cécile dont je n'avais pas connaissance qu'elle fût mariée.

 

deces-seveno-catherine-17pluvXI-Carnac.JPG

L'acte de décès de Catherine SÉVÉNO, soeur de Marie Cécile, le 17 PLUV an XI et épouse de Louis Le GLOAHEC

 

Mais c'est  tout. Mes ancêtres bretons m'en ont fait voir de toutes les couleurs.

 

Sacrés ancêtres, ceux-là!

 

Au prochain épisode: un oncle injurié par J. de Goncourt, un cousin par Drumont pendant qu'un ancêtre se fait pote avec L. Daudet, Vincent bouffé par les requins, l'escroc, la sorcière, le fada, "ni belle ni bonne" et les tableaux de familles qui nous "inspirent" aux toilettes.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 23:00

Aujourd'hui, je me suis dit: "Tiens, et si je partais à la recherche de mes ancêtres au lieu de ceux des autres". Aucune branche ne m'inspirant particulièrement ce matin, je prends le premier cahier qui passe et paf, les familles du Morbihan.

 

Ma relation avec eux a toujours été un peu particulière. Je suis originaire de ce département breton par mon sosa 57: Emmanuelle Marie Silvérie LUCAS. Les études familiales remontaient jusqu'à ses grands-parents (deuxième moitié du XVIIIe). Je n'en avais jamais fait grand cas, ne sachant pas où se trouvait Auray (la ville de mes ancêtres) et sachant encore moins que c'était en Bretagne.

 

Mes ancêtres se sont donc vengés. Certaines branches à Auray sont bien établies, pas trop de problème. Mais d'autres se sont jouées de mes si fragiles nerfs en cette obscure journée.

 

http://www.brittany-escapes.com/brittany/auray.jpgAuray, ça paraît pas bien grand, mais en fait, c'était plein à ras-bord au vu des registres!

 

Et du côté paternel de Mlle LUCAS, on ne rigole pas. Le grand-père est né en Loire-et-Cher mais sa famille vient plus particulièrement de la Sarthe où en fait, après une longue, intensive et dangereuse enquête, je me suis rendu compte que je cousinais très lointainement (XVIIe) avec un certain Cocojobo, grand inconnu de la généa-blogosphère.

 

Mme sa grand-mère, Françoise JOSSE est originaire de Vannes, Auray et Brec'h.

 

J'enquête donc sur la branche de Brec'h, bien représentée par Anne HERVÉ, décédée à Auray le 17/04/1756 et née vers 1714 à Brec'h fille de Jean-Baptiste né aussi à Brec'h vers 1685 et de Marie Le CORROUX.

 

http://www.brech.fr/images/tourisme/brech_img/bourg2.jpgBrec'h, un peu déprimant...

 

Mais le plus déprimant à Brec'h, ce n'est pas cette mignonne petite bourgade, non! c'est d'avoir une aïeule née vers 1714 alors que les BMS ont des "lacunes définitives" de 1710 à 1718. En gros, y a rien. Vaillant, je me lance dans le dépouillement minitieux des BMS de 1709, sans succès et me dirige vers les années antérieures, espérant que mes ancêtres se soient mariés plusieurs années avant la naissance de la petite Françoise. Mon courageux élan a été stoppé net par une ridicule page familière: "Lacunes définitives de 1705 à 1708".

 

Je déteste déjà le chanceux dont les ancêtres se sont mariés en 1709 T___T

 

Au bord du désespoir, ne trouvant rien dans les années précédentes, je me rabats sur celles postérieurs, reconstituant la fratrie HERVÉ dans l'espoir de trouver dans les parrains et marraines les noms de pépé et mémé. Vainement, pour changer.

 

Sur Auray, dans la paroisse St Gildas, je trouve l'acte de décès de Jean-Baptiste HERVÉ sans mention de ses parents et j'explore quelques autres années à la recherche de sa femme... je vous laisse deviner.

Sans succès.

 

Là, j'étais un peu dépité (j'avais déjà les dates et lieux des actes trouvés), mais bon, ça nous arrive souvent en généalogie d'avoir des blocages, des cheveux blancs, une calvitie précoce, une myopie aggravée, un syndrome schizophrénique, ou de courir tout nu en faisant des bruits d'animaux après avoir trouvé un acte cherché depuis cinq ans et autres choses banales pour nous. Oui, banales, osons le dire!

 

N'ayant rien à perdre - au vu des symptômes précédemment cités, sans peur et sans reproches, j'attaque une autre branche, à Crac'h.

 

http://www.kikourou.net/photos/CRs/2008/CR5735/raid_morbihan_2008_014.jpgCrac'h, une autre bourgade apostrophiée qui ressemble à Auray d'après la photo (toutes les mêmes!)

 

Marie Cécile SÉVÉNO y est née vers 1768, fille de Sébastien et de Marie Le BRAS. L'acte retrouvé en date du 28/03/1768, je puis y lire l'origine des parents: KGléverit. Essayez de prononcer maintenant.

En fait, il s'agit de Kergléverit, un lieu-dit de Crac'h. Cela me fait réaliser qu'en fait, chez nos amis bretons, le K suivi d'une consonne peut être en fait: K+er+consonne. D'où les KMORVANT rencontré à Auray qui pourraient être des KERMORVANT. Tout de suite prononçable sans avaler sa propre langue.

 

Bref, à la date du 26/06/1764, je trouve le mariage SÉVÉNO - Le BRAS, la jeune demoiselle est fille de Louis et l'époux originaire de Plescop, dans le Morbihan. Encore un qui a pas pu se retenir de partir!

Par contre, je n'ai pas trouvé de photo de Plescop, mais comme c'est dans le centre des terres, ça doit ressembler à Brec'h en plus grand. On a tout de même sur le site de la mairie de Plescop des photos 3D des futurs peut-être projets pour améliorer le "centre-bourg" (si, ça existe un centre-bourg, la preuve il y en a un à Plescop). Bon, si c'est comme la route qui doit passer à côté de chez moi dont le projet a été ratifié par la mairie dans les années 50, on n'est pas prêt d'avoir une vraie photo de cet endroit.

 

Tout d'un coup, c'est le drame.

 

A suivre dans le prochain épisode: *PAN*

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 14:59

La suite des prénoms de la semaine, c'est... tout de suite (oui, Overblog trouve qu'il y avait trop de caractères HTML dans le précédent article...)

 

 

  • Ruffine (variantes: Ruffina, Rufina, Rufine)

 

Prénom peu fréquent dans la région étudiée. A l’origine, Ruffina ou Rufine est une martyre chrétienne du IIIe siècle que l’on décapita (encore une autre !) après l’avoir torturé pour avoir refusé d’abjurer sa foi. A noter qu’elle fut exécutée avec sa sœur durant la période de l'Empereur Valérien.

 

Rufine, avec un seul « f » est beaucoup plus porté en France que Réparate. L’INSEE en dénombre 658 né au XXe siècle (oui, l’importance est relative ici, très même!) dont les trois dernières sont nées en 1982. On trouve également 6 Rufina, dont les trois dernières sont nées en 1971, mais aucune Ruffine.

 

http://9.paroisses.moulins.free.fr/photos_fichiers/struffine1.gif

Sainte Ruffine

 

  • Euphroisine (variantes: Euphrosine, Euphrosyne)

Prénom très fréquent dans la région et qui a des variantes orthographiques comme Euphrosine. En fait, l’orthographe correcte en français est Euphrosyne, dont la première connue est une sainte du Ve siècle qui fuit le mariage forcée que son père avait organisé pour réaliser sa vocation et se consacrer à Dieu. Elle s’enferma dans un monastère. On notera que la même histoire (ou presque) se produit pour les trois autres Euphrosyne à travers les siècles (une au IXe, une au XIIe et une au XIIIe).

 

A ne pas confondre avec Euphrasie, nom que l’on rencontre aussi dans la région.

 

http://home.iprimus.com.au/xenos/Euphrosyne.jpg

Sainte Euphrosyne (Ve Siècle)

 

 

Nous trouvons au XXe 26 Euphroisine, dont la dernière naissance remonte à... 1904 ! Egalement 113 Euphrosine dont la dernière naissance date de 1928 mais aucune Euphrosyne ce qui est étrange puisque c’est l’orthographe correcte du prénom.


Sources:
BAUDOT Jules, Dictionnaire d’hagiographie : mis à jour à l’aide des travaux les plus récents, Editions Bloud et Gay, Paris, 1925. Disponible gratuitement sur Gallica.
Wikipedia (parfois bien utile)
Nominis
Doctissimo (pour les statistiques provenant de l’INSEE)
Lien utile : http://jesusmarie.free.fr/vies_de_saints.html Vous pourrez y trouver les 17 tomes des Vies des Saints par les Petits Bollandistes  ainsi que les 15 tomes de Vie des Saints Martyrs Chrétiens par Leclercq. Le premier livre se trouve également sur Gallica ; je n’y ai pas trouvé le second.
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Published by Thomas - dans Alpes Maritimes
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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 14:40

Le site de dépouillement n’était pas mis à jour depuis un moment, donc j’ai décidé d’en faire une de conséquente cette fois-ci avec l’ajout des décès de la paroisse St Dalmas de Valdeblore de 1830 à 1860, ainsi que les décès à Roure de 1870 à 1910 et les mariages dans cette commune de 1820 à 1829. Sur l’arbre, petit ajout avec les décès à Saint Sauveur sur Tinée de 1799 à 1805 ainsi que les sépultures sur une période presque similaire, à savoir de 1795 à 1803.

 

J’ai décidé, de temps à autre, de faire de petites explications sur des prénoms rares voire bizarres que je trouve aux travers de mes pérégrinations généalogiques. Cette semaine, j’en ai trouvé quatorze... Mais bon, ça fait un peu beaucoup, donc j’en garde sous le coude et vous en présente quatre, tous trouvés à Roure, dans les Alpes-Maritimes entre 1824 et 1877.

 

  • Agapet (variante: Agapit)

Ce n’est pas très fréquent, c’est certain. A l’origine, Agapit était un martyr du IIIe siècle à Rome.

Mais le plus célèbre des Agapet ou Agapit fut un Pape du VIe siècle devenu un Saint, célèbre pour avoir combattu les hérésies et surtout pour avoir rétabli l’ordre dans les églises d’Orient suite à l’invitation de l’empereur Justinien. Il est d’ailleurs célébré également par les Orthodoxes

 

http://passiongenealogie.hautetfort.com/media/01/02/577743992.jpg

Saint Agapet, Pape de 535 à 536 (oui, ça fait pas beaucoup)

 

 

A noter le dicton du jour de la St Agapit : « Si tu ne veux pas suer, enlève tes habits. » C’est presque olé-olé pour la fête d’un Pape...

 

Dans les dépouillements en cours, on retrouve plusieurs Agapet et Agapit, des familles BLANCHI, MALLET et ROBION notamment. Il est fort probable qu’il y ait un lien entre eux puisque les seuls Agapet/Agapit rencontrés jusqu’à présent sont originaires de Roure.

 

L’INSEE ne nous signale aucun Agapet ou Agapit né en France et vivant acutellement.

 

  • Réparate

C’est un prénom très fréquent dans le coin, je l’ai croisé à Valdeblore, Roure, Rimplas et Saint Sauveur et je le croiserai certainement ailleurs dans ce département.

Réparate fut une martyre du IIIe siècle que l’on tenta en vain de brûler et qui finalement fut décapitée à l’âge de 12 ans. Le site Nominis nous précise : « Son corps serait arrivé à Nice dans une barque guidée par une colombe et fleurie de roses, de lys et de palmes. » Et en effet, la Cathédrale de Nice porte son nom ainsi que beaucoup d’habitants de la région, même des villages éloignés de la grande ville. Elle est également vénérée à Florence.

 

http://img594.imageshack.us/img594/5197/stereparatemartyre.jpg

On voit sur le tableau de gauche Ste Réparate à genoux sur le point de se faire décapiter

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

 

D’après l’INSEE, la dernière Réparate née en France le fut en l’an de grâce 1933. Elles furent d’ailleurs trois à naître avec ce prénom cette année-là.

 

Tout de suite, la suite.

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Published by Thomas - dans Alpes Maritimes
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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 10:07

Depuis deux ans déjà, je me suis un peu spécialisé dans ce département au niveau généalogique. Mais pourquoi ?

 

Tout a commencé lors de simples recherches sur mes ancêtres, chose que l’on fait tous. Je découvris alors y avoir des ancêtres du côté de mes deux grands-parents maternels. Je vous ai déjà parlé dans l’article précédent de la famille maternelle de ma grand-mère, de cette femme, couturière fille de domestiques dont la famille nous avait été cachée à cause de son rang social jugé trop inférieur et de la naissance de mon arrière-grand-mère hors mariage. Cette famille venait de Nice et avait même une origine italienne. Quant à la famille de mon grand-père maternel, une partie de sa famille venait aussi de ce département, mais était totalement éclatée au niveau géographique : St Sauveur sur Tinée, Valdeblore, St Etienne de Tinée, St Martin Vésubie, Le Broc, Gillette, Falicon, Les Ferres, Lucéram, Nice... De quoi s’arracher les cheveux ! Le pire fut la branche qui m’intéressait particulièrement, les Maïssa.

 

Mon arrière-arrière-grand-mère était une Maïssa ; c’était la grand-mère maternelle de mon grand-père maternel.  C’est bon vous suivez ? Née à Marseille en 1865, elle y resta jusqu’à la fin de ses jours. Son père, Auguste, était représentant de commerce à Marseille où il s’est marié en 1863 avec Suzanne Charrel, qui elle, a des origines du Gard, du Rhône et de l’Isère. Mais Auguste est né à Gilette dans les Alpes-Maritimes et est fils de Louis et de Marie Anne Olivier (originaire du Broc). Louis était propriétaire terrien à Gilette puis est parti à Marseille où il est devenu professeur. De quelle matière et où ? Je n’en sais rien. Mais il vécut dans la rue Montgrand à Marseille où se trouve une école... école où fut également ma mère. Comme quoi ! Bref, là, je me dis, bon on a trouvé la famille Maïssa à Gilette. Eh bien, non ! Car Louis est né à St Sauveur sur Tinée, fils de François qui était notaire et fut maire de la commune en question et de Marie-Rose Ardoin dont la famille vient de Falicon. François est également né à St Sauveur sur Tinée mais ses parents se sont mariés à Valdeblore d’où est originaire sa mère Angèle Testoris tandis que son père, Louis, semble s’être marié à St Etienne de Tinée mais a fait son testament à St Sauveur sur Tinée. En somme, c’était à me rendre dingue.

 

J’avais les documents de feu mon cousin Robert « Bob » Morlot qui me donnaient quelques pistes mais il était extrêmement difficile de travailler cette branche tant la mobilité était forte et surtout tant les archives étaient lacunaires. J’eus la chance de travailler sur d’autres départements, notamment les Bouches-du-Rhône, le Morbihan, etc. Mais le travail sur les Alpes-Maritimes est bien plus complexe.

 

http://www.nicerendezvous.com/car/images/stories/photos_villages/c_saint-sauveur-sur-tinee.jpg

Saint Sauveur sur Tinée

 

Tout d’abord, les langues. On a l’habitude de lire en français et en latin suivant les périodes. Mais dans les Alpes-Maritimes, il faut rajouter l’italien. Le parlant correctement, pas de problème, non ? Eh bien c’est sans compter sur une espèce de mélange d’italien classique et de patois ce qui fait que par moment, on est obligé d’essayer de deviner ce que la personne raconte. Mais ceci n’est rien comparé à la période révolutionnaire. Je m’explique. Des gens, qui parlent un italien du coin, se retrouvent envahis par des barbares sanguinaires dans les années 1790 puis restent dans l’Empire de Napoléon. Ils ne parlent pas français (sauf quelques intellectuels) et sont obligés de rédiger des actes longs et complexes dans cette langue. Ca fait peur à lire. C’est un peu comme si on était envahi par les allemands ce soir et que l’on doive, demain, produire un acte d’une page manuscrite dans la langue de Goethe. A vrai dire, je ne leur en veux pas à mes ancêtres, ils étaient envahis. Mais j’en veux à mes ancêtres bretons qui eux, pendant la période révolutionnaire, n’écrivaient franchement pas mieux français que les étrangers...

 

mariage-ardoin-simon-falicon-1663.JPG

Mariage (ancien!) de mes ancêtres Ardoin/Simon à Falicon en 1663 écrit en italien par un prêtre ayant Parkinson

 

Autre difficulté, les archives en elles-mêmes. La plupart du temps, on va pas bien haut dans les BMS. A St Sauveur sur Tinée, l’acte le plus ancien date de 1744 (un baptême) et le suivant en 1747. A Rimplas ? En 1795. A Roure ? 1632 ! Waouh, sauf qu’il y a un trou de dix-huit ans dans les archives entre 1782 et 1799 et qu’il n’y a pas de mariage avant 1751. Et ça continue ainsi. Comment s’en sortir ? C’est la question que je me suis posé. Et j’ai donc décidé de dépouiller totalement un maximum de communes dans la région de la Tinée, dans les Alpes Maritimes dans l'attente de pouvoir me rendre aux archives départementale de Nice pour y travailler les archives notariales, hospitalières, judiciaires, cadastrales... Au départ, y cherchant seulement ancêtres et cousins, je me suis passionné pour cet endroit et ses habitants qui méritaient de sortir des méandres de l'histoire.

Vous pouvez voir le résultat ici concernant les dépouillements et le résultat là concernant l’arbre en ligne sur lequel je reconstitue les familles, actuellement de St Sauveur sur Tinée.

 

Au prochain épisode : En fait, je n’ai presque aucun cousin sur St Sauveur sur Tinée, les noms de familles qui changent tout le temps, tout le monde s’appelle pareil, le monsieur il habite un lieu-dit d’un hameau de hameau de village (*soupir*), pourquoi mon site il a un design pourri de Frontpage...

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Published by Thomas - dans Alpes Maritimes
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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 16:28

 

On dirait bien. Il s’agit en fait pour moi d’expliquer différentes avancées, qu’elles soient dans ma généalogie ou dans celle d’autrui à travers notamment les dépouillements que je fais dans les Alpes-Maritimes. C’est également un endroit où je pourrai enfin m’exprimer sans que quelqu’un ne se mette à souffler d’ennui en évoquant immédiatement le dernier match de l’OM. Hormis un généalogiste qui peut s’intéresser aux difficultés de comprendre des abréviations en Sarde du début du XIXe siècle ? Qui peut s’intéresser aux hypothèses d’ascendance de mariés dont seul le père des futurs est cité et qui ont une dispense de consanguinité et d’affinité ? Qui peut s’intéresser à la vie quotidienne d’un vigneron de Thonnance-lès-Joinville en Haute-Marne à la fin du XVIIe siècle ? Ou d’un cultivateur de Saint-Sauveur-sur-Tinée dans les Alpes-Maritimes au XIXe siècle ?

 

Et encore, vous pourrez le voir dans de prochaines mises à jour, j’ai eu et ai encore plusieurs généalogistes dans ma famille, ce qui fait que je n’ai pas toujours le droit aux sifflets suivis d’une conversation sur les médaillés français aux championnats d’Europe d’athlétisme pour éviter de m’entendre évoquer des gens « qu’on n’a même pas connu »!

Quand on est mordu de généalogie, on ennuie par moments mais par d’autres on intrigue, on amuse. Ceci est inhérent à notre fonction d’historien des familles, notamment de notre famille et de petits secrets ou anecdotes que l’on trouve, que l’on résout. J’en parlerai, sauf concernant les contemporains, bien que je sois au courant de certaines anecdotes croustillantes qui feraient pâlir d’envie Voici, Voilà et je ne sais quoi. Mais, ce n’est pas un blog de commérages...

 

Je fais aussi ce blog par rapport à un autre trait de caractère que j’ai. J’aime lire des écrits de généalogistes sur leur propre famille, sur leurs enquêtes personnelles, cela me fascine, me passionne et me conforte encore plus dans cette passion dévorante. Je consulte fréquemment les blogs, non pas pour la dernière polémique concernant « L’accès gratuit à toutes les archives de France et de Navarre dans un délai de 48 heures » mais bel et bien pour l’histoire des familles, l’histoire des individus, en somme, cette discipline que l’on connait également sous le nom de microstoria.

 

Je ferai donc part ici de mes diverses enquêtes aux quatre coins de la France (littéralement !), de mes ancêtres étrangers, de mes humeurs passagères sur certaines branches ou individus. En somme, tout ce que j’aime lire chez les autres en essayant d’y ajouter ma « touche ». Sans oublier mes autres humeurs, concernant les Alpes-Maritimes où un certain Joseph Rami fils de Joseph et de Marie Mario épouse Marie Mario fille de Joseph et de Marie Rami dont Joseph Rami qui épouse Marie Mario, ainsi que la sœur de Joseph, Marie qui épouse Joseph Mario... Bref, des familles extrêmement simples qui ne posent aucun problème de reconstitution et ne causent ni de cheveux blancs, ni de calvitie précoce.

 

Je suppose aussi que je dois me présenter un minimum. Donc je m’appelle Thomas, j’ai 22 ans et vis en Provence. Je pratique la généalogie depuis 10 ans maintenant (oui, j’étais assez jeune) et ma famille la subit depuis. J’ai fait des études d’histoire et maintenant je fais des études en école de commerce, donc vous pourrez remarquer la cohérence du parcours. J’aime beaucoup l’histoire, notamment la microstoria, la littérature classique, etc. Ma famille est originaire d’un peu partout, du côté de mon père il s’agit d’italiens du sud (Lazio et Sicilia) qui ont ensuite vécu en Algérie et en Tunisie avant d’être chaleureusement remerciés. Mais c’est du côté de ma mère que les origines sont les plus variées : Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Var, Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Gard, Isère, Rhône, Loire, Ardèche, Ariège, une italienne qui est venue s’incruster (de Pavia), et un peu du nord aussi à savoir de Haute-Marne, du Morbihan, Sarthe, Loir-et-Cher, Nord, Pas-de-Calais et de l’actuelle Belgique. Bref, de quoi varier les plaisirs.

 

Bon, j’en ai déjà trop dit et il faudrait que j’en garde pour plus tard !

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